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Allergies aux pollens

Date : 07/04/2020 16:02

Quels sont les symptômes de l'allergie au pollen ?
Écoulements nasaux, éternuements, yeux rouges et larmoyants et qui démangent et difficultés respiratoires : les symptômes de l'allergie au pollen – communément nommée rhume des foins – sont divers et varient en fonction des sujets atteints. Les personnes souffrant d'asthme peuvent ressentir une aggravation de leur état. En fonction de l'inconfort ressenti, votre pharmacien partenaire Abilis vous conseillera les médicaments qui vous conviennent le mieux.

Si les symptômes sont plus forts, tels que maux de tête, sécrétions nasales jaunâtres, problèmes de vision, il est recommandé de consulter un médecin car d'autres affections plus graves, telle qu'une sinusite par exemple, peuvent y être liées ou en découler.

La période symptomatique permet en général de déduire à quels pollens la personne affectée est sensible. Cependant, l'élargissement des périodes polliniques liées au réchauffement climatique peut occasionner des symptômes quasi persistants (rhinite perannuelle), pour lesquels un bilan plus approfondi est recommandé.

Quel traitement pour les allergies au pollen ?
Votre pharmacien partenaire Abilis est le mieux placé pour vous délivrer le traitement le plus efficace contre les allergies au pollen et le rhume des foins, tenant également en compte vos éventuels autres traitements en cours. Pour autant que cela soit possible, demeurer à l'intérieur de son lieu d'habitation avec les fenêtres fermées, les jours où la pollinisation est particulièrement forte, et aérer son appartement surtout la nuit contribue à se préserver de réactions allergiques trop aigües. Le port de lunettes de soleil protège partiellement les yeux du pollen. Les voitures peuvent être équipées de filtres anti-pollen.

Les personnes très sensibles peuvent recourir à un traitement antihistaminique préventif, avant le début de la saison. Des effets secondaires sont cependant possibles, notamment un sentiment de fatigue important, et la conduite d'un véhicule ou le travail sur des machines peut s'avérer dangereux. Certains médicaments, en particulier ceux à base de cortisone, ne sont délivrés que sur ordonnance et il est nécessaire de consulter un médecin. En cas d'asthme, l'inhalation de sprays corticoïdes permet de dilater les bronches et de soulager une éventuelle crise aigüe.
Lorsque l'intensité des réactions allergènes est moindre, certaines gouttes ophtalmiques (collyres) et sprays nasaux soulageront efficacement la personne sensible. Certaines méthodes de médecine complémentaire (vitamines, acupuncture, homéopathie, phytothérapie, médecine traditionnelle chinoise TCM) peuvent également atténuer les symptômes des allergies au pollen et peuvent être combinées avec la médecine classique.

Peut-on envisager une désensibilisation ?
Une désensibilisation (immunothérapie spécifique, hyposensibilisation) peut être envisagée auprès d'un allergologue, qui doit avant tout s'assurer que les troubles sont effectivement occasionnés par une allergie. Des tests cutanés permettent notamment d'identifier en quelques minutes les origines les plus importantes d'une allergie pollinique.  Les désensibilisations les plus efficaces se font par injection sous-cutanée d'une solution thérapeutique, dont la concentration est peu à peu augmentée afin d'apprendre au système immunitaire à ne plus avoir de réaction excessive lorsqu'il rentre en contact avec l'allergène concerné.
Chez les patients pour lesquels un traitement par injections n'est pas réalisable (p. ex. enfants), l'immunothérapie sublinguale (gouttes et comprimés) est également possible mais n'est pas encore disponible pour tous les allergènes. Le processus de désensibilisation est long. Le traitement doit être effectué de façon régulière et peut durer de trois à cinq ans.

La désensibilisation est-elle possible pour tous les individus ?
L'immunothérapie allergénique n'est pas toujours possible et doit être soigneusement évaluée dans certains cas:

  • asthme grave ou mal contrôlé
  • cancer
  • maladie cardiaque ou pulmonaire
  • hypertension non traitée
  • prise de certains médicaments
  • maladies auto-immunes graves ou immunodéficience non traitée
  • absence de collaboration du patient (observance insuffisante)

En Suisse, chez les enfants, l'immunothérapie allergénique est autorisée à partir de 5 ans. Chez la femme enceinte, on attend la naissance de l'enfant avant d'initier une immunothérapie allergénique.

Quels sont les pollens de graminées ?
Les graminées sont des plantes que l'on trouve dans les champs, les prairies ou les gazons. Il en existe en Suisse plus de 200 espèces et leurs pollens, presque tous allergisants, sont difficiles à distinguer. Leur forte dissémination, la grande quantité de pollen libérée et la longue période de floraison en font les plus importants pollens allergènes dans notre pays. Près d'un quart de la population y est sensible. Selon les régions, leur floraison a lieu essentiellement entre mi-avril et août, avec un pic d'intensité de mi-mai au mois de juillet. Certains arbres et herbacées (les "mauvaises herbes") libèrent également des pollens allergisants.

Quel est le calendrier des allergies au pollen ?
En Suisse, les premiers pollens peuvent apparaître dès le mois de février, avec la floraison des noisetiers et des aulnes, et la saison pollinique se poursuit jusqu'au mois de septembre. MétéoSuisse édite chaque année sur son site un calendrier pollinique, établi sur la base des conditions météorologiques et de leur impact sur la saison pollinique. Ce calendrier varie en fonction des régions de Suisse concernées. Une brochure "Calendrier pollinique régional", présentant les données annuelles moyennes de chaque région de Suisse, peut aussi être téléchargée depuis ce site et apporte une aide précieuse pour le diagnostic et la prévention des allergies au pollen.

La hausse des températures dues au changement climatique implique une saison pollinique qui débute plus tôt, voire ininterrompue, avec des intensités plus fortes pour certains types de pollen.
www.meteosuisse.admin.ch/home/climat/climat-de-la-suisse/informations-pollens.html

Le Centre d'Allergie Suisse fournit des données quotidiennes sur les prévisions polliniques dans les différentes régions de Suisse. Le site répertorie également des informations détaillées sur les plantes allergéniques et leur degré d'allergie, ainsi que sur la pollution atmosphérique et les microparticules qui peuvent avoir un impact aggravant sur les symptômes allergiques ressentis.
L'application Pollen-News, disponible sur iTunes et Google Play Store, donne pour sa part accès à une foule d'informations et de conseils utiles pour prévenir et soigner les réactions allergiques.
https://www.pollenundallergie.ch/infos-sur-pollens-et-allergies/informations-polliniques/prevision-pollinique/?oid=1828&lang=fr

Votre pharmacien partenaire Abilis vous dispensera de précieux conseils, tenant compte de la région dans laquelle vous habitez, de la période de l'année mais aussi de votre situation personnelle et des éventuels traitements qui vous sont déjà prescrits.

Quels sont les pollens allergènes les plus fréquents en Suisse ?
Cela dépend des régions et des saisons. Mais on peut globalement citer, parmi les principaux arbres et plantes concernés:

  • le noisetier
  • l'aulne
  • le frêne
  • le bouleau
  • le chêne
  • les graminées 
  • le châtaignier
  • l'armoise
  • l'ambroisie

Est-ce que les allergies au pollen fatiguent ?
L'allergie au pollen active le système immunitaire. Celui-ci réagit aux protéines des pollens en libérant des anticorps dirigés contre des substances qui sont en fait anodines. Il s'agit donc d'une réaction excessive du système immunitaire (hyperactivité) induisant un état de fatigue qui peut fortement varier d'un individu à l'autre et se révéler parfois important. La prise d'antihistaminiques provoquant également un état de fatigue et de somnolence et une baisse de la concentration, il est recommandé de ne pas conduire et de ne pas travailler sur des équipements ou des machines représentant un quelconque danger.

Note :
Les informations ci-dessus sont non exhaustives et données à titre indicatif. En cas de doute ou d’interrogation, renseignez-vous auprès de votre pharmacien partenaire Abilis ou consultez votre médecin.

Sources :
Centre d'Allergie Suisse
Organisation Mondiale de la Santé OMS
Office fédéral de la santé publique OFSP
Swissmedic
Revue Médicale Suisse
MétéoSuisse

Vive les vitamines !

Date : 06/03/2020 16:02

Que sont les vitamines ?
Les vitamines sont des micronutriments, substances organiques sans valeur énergétique mais indispensables aux fonctions vitales de l'organisme. A l'exception de la vitamine D, elles sont amenées par l'alimentation car elles ne sont pas synthétisées en quantité suffisante par le corps. Une alimentation variée et équilibrée, de préférence composée de produits frais, est essentielle pour garantir l'apport nécessaire en vitamines. Elles sont au nombre de 13:

  • Vitamine A (rétinol)
    Présente exclusivement dans les denrées d'origine animale.
    Contribution: vision, peau, muqueuses, bronches, processus de reproduction, croissance, différenciation cellulaire, défense immunitaire.
  • Vitamine B1 (thiamine)
    Présente dans les denrées d'origines animale et végétale.
    Contribution: métabolisme énergétique et glucidique, système nerveux.
  • Vitamine B2 (riboflavine)
    Présente dans les denrées d'origines animale et végétale.
    Contribution: réactions du métabolisme des glucides, lipides et protéines, production d'énergie.
  • Vitamine B3 (PP ou niacine)
    Présente dans les denrées d'origine végétale et animale, peut être formée par l'organisme.
    Contribution: enzymes responsables d'oxydation, réduction dans le métabolisme des glucides, des lipides et acides aminés. Production d'énergie.
  • Vitamine B5 (acide pantothénique)
    Présente dans les aliments en général, très largement répandue.
    Contribution: métabolisme énergétique des cellules, synthèse et dégradation des glucides, protéines et lipides. Synthèse des stéroïdes (cholestérols, acides biliaires).
  • Vitamine B6 (pyroxidine)
    Présente dans les denrées d'origines animale et végétale.
    Contribution: métabolisme des acides aminés, formation des précurseurs des globules rouges (hémoglobine), fonctions des systèmes nerveux et immunitaires.
  • Vitamine B8 (H ou biotine)
    Présente dans les denrées d'origines animale et végétale.
    Contribution: métabolisme des protéines, les lipides et des glucides.
  • Vitamine B9 (acide folique)
    Présente dans les denrées d'origine végétale et animale.
    Contribution: synthèse de l'ARN et de l'ADN, division, différenciation et régénération des cellules.
  • Vitamine B12 (cobalamine)
    Présente dans les denrées d'origine animale essentiellement.
    Contribution: formation des globules sanguins, division cellulaire, régénération des muqueuses, santé des cellules nerveuses, protection contre l'artériosclérose et les maladies cardiovasculaires.
  • Vitamine C (acide ascorbique)
    Présente dans les denrées d'origine végétale exclusivement.
    Contribution: action antioxydante, constitution du tissu conjonctif et des os, système immunitaire, absorption du fer.
  • Vitamine D (calciférol)
    Se forme par l'action du soleil (rayons UVB).
    Contribution: absorption intestinale du calcium et du phosphore et leur utilisation par les os. Importante pour la santé des os et des dents. Appareil locomoteur, muscles.
  • Vitamine E (tocophérol)
    Présente dans les denrées d'origine végétale (ou animales par la chaîne alimentaire).
    Contribution: action antioxydante, protection des lipides du sang et des membranes cellulaires.
  • Vitamine K (phylloquinone - K1 et ménaquinone - K2)
    La vitamine K1 provient de denrées d'origine végétale, la vitamine K2 provient des bactéries intestinales.
    Contribution: coagulation du sang, constitution et maintien des os.

S'ajoute à cette liste le bêta-carotène (vitamine transformable en vitamine A par l'organisme), présent dans pratiquement tous les végétaux, plus particulièrement dans les légumes verts (épinards, rampon, choux de Bruxelles, choux chinois) ou dans les fruits ou légumes jaunes (carottes, courges, abricots, mangues).
Contribution: effet antioxydant, probabilité de diminution du risque de cancer des poumons, de l'œsophage et de l'estomac.

D'où proviennent les vitamines ?
Les vitamines se trouvent à l'état naturel dans l'ensemble des aliments, qu'ils soient d'origine végétale ou animale. Chaque denrée possède son propre éventail de vitamines et une alimentation variée et équilibrée – composée de préférence de produits frais – est nécessaire pour absorber l'ensemble des vitamines essentielles au bon fonctionnement de l'organisme. Les vitamines peuvent également être produites synthétiquement ou à partir de microorganismes, tels que des bactéries. Qu'elles soient naturelles ou synthétiques, leur structure est identique et agissent de la même façon dans l'organisme.
Dans les pays développés où une alimentation saine et équilibrée est a priori assurée, l'apport de vitamines dans l'alimentation est suffisant. Un apport supplémentaire en vitamines peut cependant être recommandé lorsque certaines carences sont constatées ou prévisibles (grossesse), ou tout simplement pour renforcer son système immunitaire.

Qu’apportent les vitamines ?
Les vitamines occupent un rôle indispensable dans l'ensemble des fonctions métaboliques du corps. Elles permettent au corps de se développer, de se maintenir en vie, de se reproduire et de se préserver d'un certain nombre d'atteintes extérieures. La carence en certaines vitamines peut provoquer de graves dysfonctionnements métaboliques, physiques et psychiques.

Prendre trop de vitamines peut-il être dangereux ?
L'excès de certaines vitamines peut provoquer de graves problèmes de santé. Il est ainsi recommandé de consulter son pharmacien avant toute consommation de compléments alimentaires vitaminés.
Risques identifiés en cas de surconsommation:

  • Vitamine A: maux de tête, modifications de la peau, jaunisse, cirrhose, modifications osseuses douloureuse, fermeture précoce fontanelle chez nouveaux nés.
  • Vitamine B1: pas de risque connu.
  • Vitamine B2: pas de risque connu.
  • Vitamine B3: vasodilatation, sensation de chaleur, inflammation de la muqueuse gastrique, lésions hépatiques.
  • Vitamine B5: pas de risque connu.
  • Vitamine B6: troubles neurologiques périphériques.
  • Vitamine B8: pas de risque connu.
  • Vitamine B9: pas de risque connu, dans la limite de 5mg par jour.
  • Vitamine B12: pas de risque connu.
  • Vitamine C: modification des propriétés antioxydantes en propriétés pro-oxydantes.
  • Vitamine D: trop haute concentration sanguine de calcium, nausées, vomissements, calculs rénaux, insuffisance rénale. Mais uniquement en cas de consommation de compléments surdosés.
  • Vitamine E: sans risque jusqu'à 300 mg/jour.
  • Vitamine K: pas de risque connu.
  • Bêta-carotène: augmente le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et ex-fumeurs.

Dans quels cas devrait-on prendre des compléments vitaminés ?
Les personnes dont l'état ou les activités pourraient engendrer une carence peuvent consulter leur pharmacien afin de déterminer quel type de complément leur est adapté, et d'identifier de possibles contre-indications.
Parmi elles:

  • les femmes en désir de grossesse ou enceintes, ainsi que les enfants
  • les personnes suivant un régime végétarien, végétalien ou végan
  • les personnes suivant un régime hypocalorique très strict
  • les personnes vivant dans des zones peu ensoleillées ou dont la peau est largement couverte
  • les sportifs de haut niveau ou les personnes avec activité physique très intense
  • les personnes âgées
  • les personnes souffrant de maladies occasionnant une hospitalisation prolongée avec dénutrition

Que se passe-t-il quand on manque de vitamines ?
La carence en vitamines peut avoir des conséquences graves pour la santé.
Risques identifiés de carences (liste non exhaustive):

  • Vitamine A: mauvaise vision nocturne, acuité visuelle diminuée, susceptibilité accrue aux infections.
  • Vitamine B1: atrophie musculaire, faiblesse cardiaque, œdèmes, neuropathies périphériques, pertes de mémoire, états de confusion.
  • Vitamine B2: éruptions cutanées autour du nez, commissures des lèvres gercées, inflammation de la muqueuse buccale et de la langue, trouble de la croissance, anémie.
  • Vitamine B3: atteintes cutanées, diarrhée, psychose dépressive, état confusionnel.
  • Vitamine B5: fatigue, sensation de brûlure dans les pieds, faiblesses musculaires, fourmillements.
  • Vitamine B6: inflammations et lésions de la peau et des muqueuses de la bouche et des yeux, anémie, troubles neurologiques.
  • Vitamine B8: lésions cutanées, chute des cheveux, dépression, manifestations neurologiques.
  • Vitamine B9: modification de la formule sanguine, anémie. Risque augmenté pour la mère durant la grossesse, pour le développement de l'embryon et pour le nouveau-né.
  • Vitamine B12: anémie, affections nerveuses.
  • Vitamine C: scorbut, hémorragies au niveau de la peau, des muqueuses, des muscles et des organes internes. Mauvaise cicatrisation, plus grande réceptivité à certaines infections, affaiblissement.
  • Vitamine D: faiblesse, douleurs musculaires et osseuses, rachitisme chez l'enfant, ramollissement des os chez les adultes.
  • Vitamine E: conséquences sur les fonctions des membranes cellulaires, métabolisme musculaire et système nerveux.
  • Vitamine K: ralentissement de la coagulation.
  • Bêta-carotène : altération de la vision nocturne, cécité, sécheresse de la peau, sensibilité accrue aux infections.

Peut-on prendre des vitamines quand on est enceinte ?
Si la plupart des vitamines se trouvent en quantité suffisante à l'état naturel dans une alimentation saine et équilibrée, la carence en certaines d'entre elles peut nuire à la femme enceinte et au fœtus. Un complément vitaminé est recommandé (notamment en vitamine B9) déjà plusieurs semaines avant la conception. Il est cependant important de consulter votre pharmacien ou votre médecin au préalable afin de déterminer vos besoins avec plus de précision et d'éviter par la même occasion un éventuel surdosage, susceptible de provoquer des effets indésirables.

Sous quelle forme les compléments vitaminés existent-ils ?
Les compléments vitaminés existent sous différentes formes et d'innombrables formules, dont la composition et le spectre des vitamines contenues varie considérablement. Il est donc important de consulter votre pharmacien afin de déterminer vos propres besoins de supplémentation pour pallier une éventuelle carence ou vous en préserver, et éviter tout risque de surconsommation.

Y a-t-il des vitamines dans les conserves ?
Plus un aliment est frais, plus sa teneur en vitamines est élevée. Certains aliments peuvent également être enrichis en vitamines. La température et le mode de cuisson ayant un impact sur la destruction d'une certaine proportion des vitamines contenues dans les aliments, le processus de fabrication des conserves joue un rôle déterminant dans leur préservation. Bien préparées, les denrées en conserve peuvent présenter de bonnes capacités de préservation des vitamines.

Quelle différence entre vitamines liposolubles et vitamines hydrosolubles ?
Les vitamines liposolubles (A, bêta-carotène, D, E, K) sont stockées par l'organisme. Les
vitamines hydrosolubles (B1, B2, B3, B5. B6, B8, B9, B12, C) ne le sont que dans une moindre mesure, à l'exception de la vitamine B12, stockée dans le foie, donc difficile à éliminer.

La cuisson des aliments détruit-elle les vitamines ?
La cuisson, mais aussi la congélation et le séchage d'aliments peut détruire jusqu'à plus de 60% de leur teneur en vitamines. Certaines vitamines sont plus résistantes que d'autres à la chaleur ou à la lumière. Les vitamines hydrosolubles partent en grande partie dans l'eau de cuisson. La cuisson vapeur (les aliments ne trempent pas dans l'eau) ou les soupes (l'eau de "cuisson" est également consommée) permettent de mieux conserver les vitamines présentes. Une alimentation saine, variée et équilibrée, essentiellement composée de produits frais, assure en principe un apport suffisant de tout le spectre des vitamines.

Note:
Les informations ci-dessus sont non exhaustives et données à titre indicatif. En cas de doute ou d’interrogation, renseignez-vous auprès de votre pharmacien partenaire Abilis ou consultez votre médecin.

Sources:
Société Suisse de Nutrition SSN
Organisation Mondiale de la Santé OMS
Office fédéral de la santé publique OFSP
Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires
Hôpital du Valais

La grippe saisonnière

Date : 24/02/2020 16:02

Quels sont les symptômes de la grippe saisonnière ?
Une forte fièvre (température supérieure à 38°), des frissons, une toux sèche, des maux de tête (céphalées), des douleurs musculaires et articulaires (courbatures), un malaise général, des maux de gorge et des écoulements nasaux. Il arrive que les personnes âgées n’aient pas de fièvre. Les enfants peuvent également avoir des diarrhées et des douleurs abdominales. Certains de ces symptômes sont similaires à ceux du refroidissement et du rhume, raison pour laquelle on a parfois tendance à confondre ces deux maladies.

Quelle est la différence entre la grippe et le rhume ?
La grippe et le rhume sont deux maladies virales, la grippe étant une infection aigüe provoquée par le virus Influenza. Le rhume est généralement la conséquence d’un refroidissement. Les symptômes de la grippe apparaissent de façon plus soudaine. Elle peut durer de une à deux semaines, voire plus. Le rhume, s’il ne débouche pas sur d’autres complications (bronchite, sinusite, otite, pneumonie, croup chez les petits enfants), ne dure que quelques jours et provoque avant tout une affection des voies respiratoires: sécrétions nasales, éternuements, maux de gorge. Ces symptômes apparaissent plus graduellement qu’en cas de grippe.

La grippe est-elle dangereuse ?
Les femmes enceintes, les personnes âgées (dès 65 ans), les prématurés, les enfants de 6 mois à 5 ans ainsi que les personnes souffrant de certaines maladies chroniques (cardiaques, voies respiratoires ou diabète) sont considérées comme des populations à risque car plus sujettes à des complications sévères, pouvant même entraîner la mort. Le personnel de santé et les personnes s’occupant d’individus âgés ou de nourrissons doivent pour leur part prendre des mesures de protection particulières afin de ne pas retransmettre la maladie à leur entourage.

Faut-il consulter un médecin en cas de grippe ?
Il n’est pas toujours nécessaire de se rendre chez le médecin. En revanche, si les symptômes s’aggravent – notamment si la température dépasse 40° chez l’adulte ou 39° chez l’enfant – ou durent plus d’une semaine, il est préférable de consulter son médecin. En cas de doute, il est toujours possible de consulter un médecin en ligne (celui de votre compagnie d’assurances ou d’une plateforme en ligne, telle que soignez-moi.ch) qui vous orientera sur la bonne mesure à adopter. Les personnes à risque doivent observer attentivement l’évolution de la maladie et consulter immédiatement un médecin en cas de problème.

La grippe est-elle contagieuse ?
Les personnes infectées sont déjà contagieuses un jour avant l’apparition des symptômes et le restent durant trois à cinq jours (jusqu’à dix jours chez les enfants). Cette période peut toutefois varier selon les individus. C’est au début de la maladie que le risque de contagion est le plus élevé. Il est de ce fait important de rester chez soi dès l’apparition des premiers symptômes.

Comment se transmet la grippe ?
Le virus de la grippe se transmet facilement par contact direct (éternuements, postillons, toux ou mains), notamment dans des espaces clos, mais également par contact indirect (poignées de portes, écrans tactiles, objets divers).

Comment limiter le risque de transmission de la grippe ?
Il est essentiel que les personnes infectées se lavent régulièrement les mains à l’eau et au savon, éternuent en se couvrant la bouche avec la main ou le coude, se mouchent dans un mouchoir en papier et le jettent immédiatement après. Les espaces fermés doivent être régulièrement aérés et les contacts corporels avec des personnes atteintes évités.

Comment soigner une grippe ?
La plupart du temps, on soulage les symptômes avec un médicament à base de paracétamol. Éviter l’aspirine qui peut potentiellement entraîner des complications chez certaines personnes. Pendant toute la durée des symptômes, il faut rester à la maison, se tenir au chaud, boire beaucoup afin de compenser la perte de liquide due à la fièvre et se reposer. Des traitements antiviraux peuvent être prescrits aux personnes à risque.

Faut-il se faire vacciner contre la grippe ?
Sans aucun doute et cela est très simple: la plupart des pharmacies proposent la vaccination contre la grippe pour les personnes dès 16 ans et en bonne santé (voir la liste des pharmacies qui pratiquent la vaccination sur www.vaccinationenpharmacie.ch). Cette vaccination est fortement recommandée pour les personnes appartenant à des groupes dits « à risque » (femmes enceintes pour la protection de la mère et du bébé, personnes âgées de plus de 65 ans, prématurés dès six mois et durant les deux premières saisons de grippe ainsi que personnes souffrant de certaines maladies chroniques, cardiaques, des voies respiratoires ou diabète), mais une consultation préalable auprès d’un médecin est indispensable. Les personnels soignants ou en contact avec des personnes à risque, avec des nourrissons ou des enfants en bas âge doivent également se faire vacciner, car le vaccin évitera la transmission du virus grippal aux personnes de leur entourage. Le vaccin contre la grippe est le moyen le plus efficace, le plus simple et le plus sûr pour éviter de contracter la grippe en hiver.

Le vaccin contre la grippe est-il efficace ?
L’efficacité de la vaccination dépend de différents facteurs tels que l’âge, l’immunocompétence de la personne vaccinée ainsi que du degré de concordance entre le vaccin antigrippal et les virus en circulation. L’efficacité est moindre chez les personnes âgées, atteintes de maladies chroniques, ou dont le système immunitaire est déficient. Malgré cela, le vaccin permet d’atténuer la gravité de la maladie et de réduire les risques de complications. Adapté chaque année aux souches du virus en circulation, le vaccin contre la grippe protège généralement durant 6 mois. Après l’injection du vaccin, il faut attendre une à deux semaines avant que le corps ait acquis les défenses immunitaires optimales. Si l’on est contaminé durant ces deux semaines, on peut encore attraper la grippe.

Où et quand peut-on se faire vacciner contre la grippe ?
À la pharmacie (liste des pharmacies qui pratiquent la vaccination sur www.vaccinationenpharmacie.ch), chez votre médecin ou au centre de vaccination. Idéalement, la vaccination devrait être effectuée entre mi-octobre et mi-novembre afin que le système immunitaire ait le temps de construire ses défenses avant l’arrivée de la grippe. Les virus grippaux évoluent en permanence et la composition des vaccins est actualisée deux fois par an: il est donc recommandé de se faire vacciner chaque année contre la grippe.

Le vaccin contre la grippe provoque-t-il des effets indésirables ?
Des réactions telles que fièvre, douleurs musculaires ou sentiment de malaise peuvent survenir chez 5% à 10% des personnes vaccinées, suite à la stimulation de leurs défenses immunitaires. Cette réaction est sans danger et disparaît dans un délai d’un à deux jours. Une rougeur, une légère tuméfaction ou des douleurs au point d’injection peuvent parfois durer jusqu’à deux jours. D’une manière générale, le risque de complications sévères de la grippe est bien plus élevé que le danger d’effets secondaires indésirables graves à la suite du vaccin.

Note:
Les informations ci-dessus sont non exhaustives et données à titre indicatif. En cas de doute ou d’interrogation, renseignez-vous auprès de votre pharmacien partenaire Abilis ou consultez votre médecin.

Sources:
Office fédéral de la santé publique OFSP
Organisation Mondiale de la Santé